{"id":124,"date":"2024-08-04T16:23:43","date_gmt":"2024-08-04T16:23:43","guid":{"rendered":"https:\/\/louisekoefman-positivepsychology.name\/?page_id=124"},"modified":"2025-06-01T16:33:41","modified_gmt":"2025-06-01T16:33:41","slug":"faq","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/louisekoefman-positivepsychology.name\/faq\/","title":{"rendered":"Questions R\u00e9ponses"},"content":{"rendered":"<h3>R\u00e9ponses aux questions fr\u00e9quentes (FAQ)<br \/>\n&nbsp;<\/h3>\n<p><strong>Question 1&nbsp;: La psychologie positive est-elle un abandon ou un rejet du reste de la psychologie ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9ponse 1<\/strong> :&nbsp;Pas du tout. &nbsp;Depuis la Seconde Guerre mondiale, la psychologie a concentr\u00e9 ses efforts sur les probl\u00e8mes psychologiques et les moyens d\u2019y rem\u00e9dier. Ces efforts ont r\u00e9colt\u00e9 d\u2019importants r\u00e9sultats. De grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans la compr\u00e9hension et le traitement des troubles psychologiques. Des traitements efficaces existent maintenant pour plus d\u2019une douzaine de troubles autrefois consid\u00e9r\u00e9s comme incurables (Barrett &amp; Ollendick, 2004; Evans et al., 2005; Hibbs &amp; Jensen, 1996; Kazdin &amp; Weisz, 2003; Nathan &amp; Gorman, 1998, 2002; Seligman, 1994).<\/p>\n<p>Mais qu\u2019est-ce qu\u2019on peut dire sur ce qui rend la vie plus digne d\u2019\u00eatre v\u00e9cue. La psychologie positive propose de se concentrer sur les forces comme sur les faiblesses, sur la construction des meilleures choses de la vie comme sur la r\u00e9paration des pires. Il affirme que la bont\u00e9 et l\u2019excellence humaines sont tout aussi authentiques que la d\u00e9tresse et le d\u00e9sordre, que la vie implique plus que la r\u00e9solution des probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Le souci de la psychologie de rem\u00e9dier aux probl\u00e8mes humains est compr\u00e9hensible et ne doit certainement pas \u00eatre abandonn\u00e9. La souffrance humaine exige des solutions scientifiquement fond\u00e9es. La souffrance et le bien-\u00eatre, cependant, font tous deux partie de la condition humaine, et les psychologues devraient se pr\u00e9occuper des deux.<\/p>\n<p><strong><br \/>\n2 La psychologie positive consiste-t-elle uniquement \u00e0 rendre les gens heureux ?<\/strong><\/p>\n<p><strong> R\u00e9ponse 2 :&nbsp;&nbsp;<\/strong>Le \u00ab&nbsp;bonheur&nbsp;\u00bb est commun\u00e9ment d\u00e9fini comme un \u00e9tat de bien-\u00eatre ou une exp\u00e9rience agr\u00e9able, mais cette notion de bonheur n\u2019est qu\u2019une petite partie de la psychologie positive. La psychologie positive est l\u2019\u00e9tude scientifique des forces et des vertus qui permettent aux individus et aux communaut\u00e9s de s\u2019\u00e9panouir. Selon Seligman (2002), la psychologie positive a trois pr\u00e9occupations centrales&nbsp;: les \u00e9motions positives, les traits individuels positifs et les institutions positives. Comprendre l\u2019\u00e9motion positive implique l\u2019\u00e9tude du contentement du pass\u00e9, du bonheur dans le pr\u00e9sent et de l\u2019espoir pour l\u2019avenir. Comprendre les traits individuels positifs consiste \u00e0 \u00e9tudier les forces et les vertus, telles que la capacit\u00e9 d\u2019aimer et de travailler, le courage, la compassion,&nbsp;<a href=\"https:\/\/lavision-mag.com\/glossary\/la-resilience\/\">la r\u00e9silience<\/a>, la cr\u00e9ativit\u00e9, la curiosit\u00e9, l\u2019int\u00e9grit\u00e9, la connaissance de soi, la mod\u00e9ration, la ma\u00eetrise de soi et la sagesse. Comprendre les institutions positives implique l\u2019\u00e9tude du sens et du but ainsi que des forces qui favorisent de meilleures communaut\u00e9s, telles que la justice, la responsabilit\u00e9, la civilit\u00e9, la parentalit\u00e9, l\u2019attention, l\u2019\u00e9thique du travail, le leadership, le travail d\u2019\u00e9quipe, le but et la tol\u00e9rance.<\/p>\n<p>Chacun de ces trois domaines est li\u00e9 \u00e0 une signification diff\u00e9rente du terme scientifiquement difficile \u00e0 manier \u00abbonheur\u00bb, et chacun a sa propre voie vers le bonheur (Seligman, 2002). Les \u00e9motions positives m\u00e8nent \u00e0 la vie agr\u00e9able, ce qui est similaire aux th\u00e9ories h\u00e9doniques du bonheur. L\u2019utilisation de ses forces dans une t\u00e2che difficile conduit \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience du flux (Csikszentmihalyi, 1990) et de la vie engag\u00e9e. D\u00e9ployer ses forces au service de quelque chose de plus grand que soi peut mener \u00e0 une vie pleine de sens (par exemple, appartenir \u00e0 et servir des institutions telles que l\u2019\u00e9ducation, la presse libre, la religion, la d\u00e9mocratie et la famille, pour n\u2019en nommer que quelques-unes).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>3 La psychologie positive est-elle la m\u00eame chose que la pens\u00e9e positive ?<\/strong><\/p>\n<p><strong> R\u00e9ponse 3 :&nbsp;<\/strong>La psychologie positive est diff\u00e9rente de la pens\u00e9e positive de trois mani\u00e8res importantes. Premi\u00e8rement, la psychologie positive est fond\u00e9e sur une \u00e9tude scientifique empirique et reproductible. Deuxi\u00e8mement, la pens\u00e9e positive nous pousse \u00e0 \u00eatre positifs en tout temps et en tout lieu, mais ce n\u2019est pas le cas de la psychologie positive. La psychologie positive reconna\u00eet que malgr\u00e9 les avantages de la pens\u00e9e positive, il y a des moments o\u00f9 la pens\u00e9e n\u00e9gative ou r\u00e9aliste est appropri\u00e9e. Des \u00e9tudes montrent que l\u2019optimisme est associ\u00e9 \u00e0 une meilleure sant\u00e9, performance, long\u00e9vit\u00e9 et r\u00e9ussite sociale (Seligman, 1991; Lyubomirsky, King &amp; Diener, 2005), mais il est prouv\u00e9 que dans certaines situations, la pens\u00e9e n\u00e9gative conduit \u00e0 plus de pr\u00e9cision et \u00eatre pr\u00e9cis peut avoir des cons\u00e9quences importantes (Alloy, Abramson, &amp; Chiara, 2000). La pens\u00e9e optimiste peut \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 une sous-estimation des risques (Peterson &amp; Vaidya, 2003). Par exemple, nous ne voulons pas n\u00e9cessairement qu\u2019un pilote ou un contr\u00f4leur a\u00e9rien soit optimiste lorsqu\u2019il d\u00e9cide de d\u00e9coller pendant une temp\u00eate.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me distinction entre la pens\u00e9e positive et la psychologie positive est que de nombreux sp\u00e9cialistes de la psychologie positive ont pass\u00e9 des d\u00e9cennies \u00e0 travailler sur le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;n\u00e9gatif&nbsp;\u00bb des choses \u2013 d\u00e9pression, anxi\u00e9t\u00e9, traumatisme, etc. Nous ne consid\u00e9rons pas la psychologie positive comme un substitut \u00e0 la psychologie traditionnelle, mais simplement comme compl\u00e9ment aux gains durement acquis de la psychologie traditionnelle.<\/p>\n<p><strong>4 La psychologie positive d\u00e9couvre-t-elle quelque chose de surprenant ? C\u2019est juste des trucs que ma m\u00e8re conna\u00eet ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9ponse 4 : <\/strong>Certaines des d\u00e9couvertes de la psychologie positive semblent relever du bon sens. Cela ajoute-t-il quelque chose \u00e0 ce que nous savons d\u00e9j\u00e0 sur la belle vie&nbsp;? Il est facile de pr\u00e9tendre que quelque chose est \u00e9vident une fois que les preuves sont r\u00e9unies. C\u2019est le travail de la science de prouver ou de r\u00e9futer empiriquement ce que nous consid\u00e9rons comme la sagesse commune. Parfois, cette \u00ab&nbsp;sagesse&nbsp;\u00bb commune est vraie, parfois elle ne l\u2019est pas. La sagesse de l\u2019un peut \u00eatre la folie de l\u2019autre. La recherche en psychologie positive d\u00e9couvre certaines choses qui pourraient ne pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme de la sagesse pour tous.<\/p>\n<p>Pour en nommer quelques uns:<\/p>\n<ul>\n<li>La richesse n\u2019est que faiblement li\u00e9e au bonheur, tant au sein des nations qu\u2019entre elles, en particulier lorsque le revenu est sup\u00e9rieur au seuil de pauvret\u00e9 (Diener &amp; Diener, 1996).<\/li>\n<li>Les activit\u00e9s qui rendent les gens heureux \u00e0 petites doses \u2013 comme faire du shopping, bien manger et gagner de l\u2019argent \u2013 ne conduisent pas \u00e0 l\u2019\u00e9panouissement \u00e0 long terme, ce qui indique que celles-ci ont des rendements rapidement d\u00e9croissants (Myers, 2000 ; Ryan &amp; Deci, 2000).<\/li>\n<li>S\u2019engager dans une exp\u00e9rience qui produit un \u00abflux\u00bb est si gratifiant que les gens sont pr\u00eats \u00e0 le faire pour eux-m\u00eames, plut\u00f4t que pour ce qu\u2019ils en retireront. L\u2019activit\u00e9 est sa propre r\u00e9compense. Le flux est exp\u00e9riment\u00e9 lorsque les comp\u00e9tences d\u2019une personne sont suffisantes pour une activit\u00e9 stimulante, dans la poursuite d\u2019un objectif clair, avec un retour imm\u00e9diat sur les progr\u00e8s vers l\u2019objectif. Dans une telle activit\u00e9, la concentration est pleinement engag\u00e9e dans l\u2019instant,&nbsp;<a href=\"https:\/\/lavision-mag.com\/glossary\/la-conscience-de-soi\/\">la conscience de soi<\/a>dispara\u00eet et le sens du temps est d\u00e9form\u00e9 (Csikszentmihalyi, 1990).<\/li>\n<li>Les personnes qui expriment r\u00e9guli\u00e8rement leur gratitude ont une meilleure sant\u00e9 physique, de l\u2019optimisme, des progr\u00e8s vers leurs objectifs, un bien-\u00eatre et aident davantage les autres (Emmons et Crumpler, 2000).<\/li>\n<li>Essayer de maximiser le bonheur peut conduire au malheur (Schwartz et al., 2002).<\/li>\n<li>Les personnes qui voient d\u2019autres accomplir de bonnes actions \u00e9prouvent une \u00e9motion appel\u00e9e \u00ab\u00e9l\u00e9vation\u00bb et cela les motive \u00e0 accomplir leurs propres bonnes actions (Haidt, 2000).<\/li>\n<li>L\u2019optimisme peut prot\u00e9ger les gens contre les maladies mentales et physiques (Taylor et al., 2000).<\/li>\n<li>Les personnes optimistes ou heureuses ont de meilleures performances au travail, \u00e0 l\u2019\u00e9cole et dans les sports, sont moins d\u00e9prim\u00e9es, ont moins de probl\u00e8mes de sant\u00e9 physique et ont de meilleures relations avec les autres. De plus, l\u2019optimisme peut \u00eatre mesur\u00e9 et appris (Seligman, 1991; Lyubomirsky, King &amp; Diener, 2005).<\/li>\n<li>Les personnes qui d\u00e9clarent avoir plus d\u2019\u00e9motions positives \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte vivent plus longtemps et en meilleure sant\u00e9 (Danner, Snowdon et Friesen, 2001).<\/li>\n<li>Les m\u00e9decins qui ressentent une \u00e9motion positive ont tendance \u00e0 faire des diagnostics plus pr\u00e9cis (Isen, 1993).<\/li>\n<li>Un d\u00e9veloppement humain sain peut avoir lieu m\u00eame dans des conditions de grande adversit\u00e9 en raison d\u2019un processus de r\u00e9silience commun et tout \u00e0 fait ordinaire (Masten, 2001).<\/li>\n<li>Il y a des avantages associ\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9criture expressive. Les personnes qui \u00e9crivent sur des \u00e9v\u00e9nements traumatisants sont physiquement en meilleure sant\u00e9 que les groupes de contr\u00f4les qui ne le font pas. Les personnes qui \u00e9crivent sur les avantages per\u00e7us des \u00e9v\u00e9nements traumatiques obtiennent les m\u00eames avantages pour la sant\u00e9 physique que celles qui \u00e9crivent uniquement sur le traumatisme (King et Miner, 2000). Les personnes qui \u00e9crivent sur leurs objectifs de vie et leur meilleur avenir imagin\u00e9 obtiennent des avantages de sant\u00e9 physique similaires \u00e0 celles qui \u00e9crivent uniquement sur des \u00e9v\u00e9nements traumatisants. De plus, \u00e9crire sur des objectifs de vie est beaucoup moins angoissant que d\u2019\u00e9crire sur un traumatisme et est associ\u00e9 \u00e0 un bien-\u00eatre accru (King, 2001).<\/li>\n<li>Les gens sont incapables de pr\u00e9dire combien de temps ils seront heureux ou tristes apr\u00e8s un \u00e9v\u00e9nement important (Gilbert, Pinel, Wilson, Blumberg &amp; Wheatley, 1998 ; Wilson, Meyers, &amp; Gilbert, 2001). Ces chercheurs ont d\u00e9couvert que les gens surestiment g\u00e9n\u00e9ralement combien de temps ils seront tristes apr\u00e8s un mauvais \u00e9v\u00e9nement, comme une rupture amoureuse, mais ne parviennent pas \u00e0 apprendre des exp\u00e9riences r\u00e9p\u00e9t\u00e9es que leurs pr\u00e9dictions sont fausses.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong><br \/>\n5 La science de la psychologie positive est-elle descriptive ou prescriptive ? En d\u2019autres termes, essayons-nous de dire aux gens comment ils doivent vivre ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9ponse 5 :<\/strong> La psychologie positive est descriptive et non prescriptive, au moins selon Seligman, bien que d\u2019autres ne soient pas d\u2019accord. Nous ne disons pas aux gens quels choix ils devraient faire; nous les informons simplement de ce que l\u2019on sait des cons\u00e9quences de leurs choix. La belle vie d\u2019une personne n\u2019est pas n\u00e9cessairement la belle vie d\u2019une autre. Une recherche objective et empirique sur les conditions qui conduisent \u00e0 des r\u00e9sultats diff\u00e9rents peut cependant aider les gens \u00e0 faire des choix plus \u00e9clair\u00e9s, mais nous n\u2019adoptons aucune position th\u00e9orique sur l\u2019opportunit\u00e9 des diff\u00e9rents choix.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9ponses aux questions fr\u00e9quentes (FAQ) &nbsp; Question 1&nbsp;: La psychologie positive est-elle un abandon ou un rejet du reste de la psychologie ? R\u00e9ponse 1 :&nbsp;Pas du tout. &nbsp;Depuis la Seconde Guerre mondiale, la psychologie a concentr\u00e9 ses efforts sur les probl\u00e8mes psychologiques et les moyens d\u2019y rem\u00e9dier. Ces efforts ont r\u00e9colt\u00e9 d\u2019importants r\u00e9sultats. 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